« 2008-03 | Page d'accueil

10.04.2008

Un Bayrou qui en dérange plus d'un...

Selon un article du Monde d’hier, une "note stratégique" a été adressée lundi 7 avril à Nicolas Sarkozy en vue d’une réunion le mercredi suivant appelée "comité de liaison" avec les ministres et parlementaires centristes "ralliés" et en cours de ralliement (+ JM Cavada).

Voici cet article du Monde d’aujourd'hui et son contenu intégral diffusés par Le Monde.

Cette note prouve l’orchestration organisée de la mise à mort de François Bayrou par l’Elysée, la malveillance des uns, la traîtrise des autres, attirés par les prébendes ou intimidés par les menaces. Après Hervé Morin, Maurice Leroy et autres anciens parlementaires qui avaient soutenu François Bayrou puis soudain lâché entre les deux tours des élections présidentielles, Jean-Marie Cavada ensuite, voici maintenant la vague annoncée de sénateurs, entraînés par Jean Arthuis et Michel Mercier, sans omettre Thierry Cornillet. La cohorte des Judas est en marche... 

273880071.jpg

 

Mercredi, François Bayrou avait réprouvé ce "comité de liaison" de la majorité annoncé par l’Elysée, y voyant un "réseau de cuisine politique" et déclarant à la presse dans les couloirs de l’Assemblée : "Ce n’est pas la fonction du président de la République d’être un animateur des partis politiques". La fonction du président devrait être au-dessus des partis, il ne devrait pas être un des acteurs. Le MoDem n’est pas englué dans ce réseau de cuisine politique de la majorité. Les militants du MoDem sont libres et indépendants".

Ces manœuvres dépassent les bornes, les limites acceptables de la tactique politicienne élevée à l’école de Machiavel. Les journalistes, la presse et les médias, les journaux citoyens devraient relayer cette note et dénoncer cet abus du gouvernement, cette honte à la démocratie, qui salit la vie politique et en dégoûte les Français.

Il ne s’agit pas ici de défendre personnellement M. Bayrou, seul contre tous, mais de défendre la République et la démocratie, d’imposer un peu de moralité en politique !

1989704046.jpg

Je relaie aussi le message des démocrates :

"Devant les attaques répétées et injustifiées visant le Mouvement Démocrate, et à travers lui François Bayrou, nous adhérents ou sympathisants déclarons soutenir ceux qui, à la tête de ce mouvement, continuent de résister à la politique de la compromission. Nous souhaitons leur réaffirmer ici notre soutien, leur adresser nos encouragements et témoigner de notre volonté d’avancer. Ceux qui choisissent la voie de la facilité et de la servilité ne font que nous renforcer dans l’idée qu’il est grand temps de faire de la politique autrement. Quoi qu’il arrive, nous affirmons être fiers d’être MODEM et nous continuerons à travailler au renouveau politique de notre pays, pour que le projet d’espoir devienne réalité pour chacun."

05.04.2008

L'indépendance de la France menacée?

François Bayrou a estimé jeudi sur France Culture que la France était en train de perdre son indépendance avec le retour dans le commandement militaire intégré de l'Otan annoncé par le président Nicolas Sarkozy. "La période où la France était indocile est derrière nous". "Il y a 42 ans que le général de Gaulle a pris la décision de quitter le commandement intégré de l'Otan. La France a gagné en 42 ans une liberté de parole qui nous a permis par exemple de dire non au moment de la guerre en Irak".

 

1378841062.png

Les pays membres de l'OTAN. 

 

 

"Cette indépendance, cette liberté-là, c'est quelque chose de précieux pour notre pays qu'on est en train de perdre dans l'élan vers l'alignement que Nicolas Sarkozy incarne depuis longtemps et dont je ne crois pas qu'il soit conforme à l'histoire, au génie de notre pays, et pas non plus à la volonté des Français", a-t-il insisté.
François Bayrou a également noté que "ce rapprochement avec l'Otan intervient dans le moment même où en Allemagne le gouvernement manifeste beaucoup d'indépendance.

 

Dans le temps même où l'Allemagne se rapprochait de cette position d'indépendance de la France, nous, nous faisons le choix inverse en disant que ça va nous permettre de bâtir une défense européenne. Je ne crois pas que ce soit le juste chemin".